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Détail du Monument à Adolphe Sax pendant les ajustements du bronze à la pierre, en atelier (inv. 1994-01). On voit la citadelle,  la collégiale et le pont sur la Meuse à Dinant.

Les dinandiers sont des "batteurs de cuivre". La feuille de cuivre peut se travailler avec des maillets, des marteaux, des burins, des machines à repousser, pour fabriquer des objets utilitaires, des panneaux décoratifs, des sculptures. Mais avant les progrès obtenus par des machines au 18ème et 19ème siècles, les feuilles étaient battues à la main, c'était un travail long et coûteux. On travaillait plutôt le cuivre par coulée : c'était de la sculpture, comme le célèbre  baptistère de Liège et beaucoup d'autres pièces de l'orfèvrerie mosane comme, par exemple, le lutrin en forme d'aigle, signé de Jean Joses de Dinant, daté de 1370 et conservé à l'église Notre-Dame de Tongres. Avec l'apparition des machines, les plaques de cuivre, de laiton, les tôles de fer et d'acier sont obtenues facilement. La dinanderie est devenue chaudronnerie. Aujourd'hui à Dinant, plus personne ne sait comment couler le métal.

Félix Roulin a continué sa formation à l'École des Métiers d'Art de Maredsous, dans la section appelée alors "orfèvrerie". Il a appris la dinanderie mais surtout la fonderie, ce qui l'a introduit directement à la sculpture.

Cette page a été mise à jour le 22/03/08.